Accueil Environnement PNUE 2025 : le multilatéralisme environnemental résiste, mais l’alerte budgétaire est lancée

PNUE 2025 : le multilatéralisme environnemental résiste, mais l’alerte budgétaire est lancée

La directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen•©️photo : UN

Nairobi, le 26 février 2026.- Dans son rapport annuel 2025, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) met en avant le rôle central du multilatéralisme environnemental face aux crises climatiques et écologiques. Ce jeudi 26 février, sa directrice exécutive, Inger Andersen, appelle toutefois les États membres à garantir un financement stable afin de préserver la capacité d’action de l’agence onusienne.

Malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et des priorités nationales fluctuantes, le PNUE estime que 2025 a confirmé la solidité du multilatéralisme environnemental. La septième session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (UNEA-7), tenue à Nairobi, a réaffirmé le mandat de l’organisation à travers l’adoption de 11 résolutions et trois décisions majeures portant notamment sur la transition énergétique, la gestion durable des minéraux critiques, la protection des récifs coralliens, la lutte contre la fonte des glaciers et les incendies de forêt, ainsi que l’usage responsable de l’intelligence artificielle.

Le PNUE a également contribué à la création d’un nouveau panel scientifique intergouvernemental sur les produits chimiques, les déchets et la pollution, complétant l’architecture mondiale des expertises scientifiques aux côtés du climat et de la biodiversité. L’agence a soutenu la mise en œuvre de l’Accord de Paris et du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, tout en accompagnant la ratification de l’accord sur la biodiversité marine en haute mer.

Ses rapports scientifiques, notamment sur l’écart des émissions et l’avenir de l’environnement mondial, ont fourni aux décideurs des bases solides pour orienter leurs politiques publiques. Sur le terrain, le PNUE a renforcé l’appui aux communautés vulnérables confrontées aux catastrophes naturelles et aux impacts environnementaux des conflits.

Cependant, l’organisation fait face à des contraintes financières croissantes. Son budget s’est resserré et des départs de personnel ont affecté ses capacités opérationnelles, alors même que les attentes des États membres augmentent. Le Fonds pour l’environnement, pilier financier du PNUE, demeure essentiel pour garantir une action scientifique indépendante et une réponse rapide aux nouveaux défis écologiques. En 2025, plus de 100 États membres y ont contribué, un nombre record ayant versé leur quote-part intégrale.

Pour Inger Andersen, l’environnement constitue le socle de la paix, de la prospérité et de la stabilité mondiale. Elle appelle ainsi les États à honorer pleinement leurs engagements financiers afin de permettre au PNUE de transformer les décisions politiques en résultats concrets et durables.

W. A.