Les présidents du Brésil, Luis Inácio Lula da Silva, et de la Colombie, Gustavo Petro, ont vivement critiqué, samedi 21 mars 2026, la capacité de l’Organisation des Nations Unis à prévenir les conflits internationaux, lors d’une réunion CELAC-Afrique tenue à Bogota. Lula a dénoncé un « échec total et absolu » de l’organisation, accusant le Conseil de sécurité, dominé par ses membres permanents, de ne plus remplir sa mission de maintien de la paix.
Le dirigeant brésilien a estimé que la structure actuelle de l’ONU favorise les puissances au détriment des pays plus faibles, citant notamment les conflits en Ukraine, à Gaza et en Iran pour illustrer l’incapacité de la communauté internationale à empêcher les guerres. Il a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité et pour un multilatéralisme plus équilibré, afin de garantir des relations internationales fondées sur le dialogue plutôt que sur la force.
De son côté, Gustavo Petro a affirmé que l’ONU traverse une « crise » en raison de son incapacité à résoudre les problèmes communs de l’humanité et à éviter une escalade mondiale. Le président colombien a appelé à un cessez-le-feu immédiat dans les conflits en cours et à un renforcement de la coopération entre les pays du Sud, estimant que l’Amérique latine et les Caraïbes ont une responsabilité particulière pour défendre la paix et préserver le multilatéralisme.
