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Le Pacte national au BINUH : absences et réserves au cœur des échanges

©️photo : Juno7

Port-au-Prince, le 13 mars 2026.- Des partis politiques haïtiens ont participé, ce vendredi 13 mars, à une rencontre organisée par le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) afin d’échanger sur la mise en œuvre du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. Les échanges ont porté notamment sur la relance du processus électoral et sur les réformes constitutionnelles envisagées dans le cadre de la transition politique. Ce document continue toutefois de susciter de vives critiques dans l’opinion publique.

Au cours de la réunion, les participants ont abordé plusieurs axes jugés prioritaires pour relancer la dynamique institutionnelle. Les débats ont concerné les perspectives de réformes constitutionnelles, les mécanismes susceptibles d’accélérer l’organisation des élections, ainsi que la création éventuelle d’une structure chargée du suivi de l’application des engagements contenus dans le pacte. Les intervenants ont également évoqué les difficultés qui continuent de peser sur le processus électoral, notamment les défis sécuritaires et un environnement politique fragmenté.

La rencontre a rassemblé des représentants de plusieurs formations politiques, dont Fanmi Lavalas, Engagement pour le Développement (EDE), Organisation du Peuple en Lutte, le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes et Renmen Haïti. Toutefois, l’absence du Parti Haïtien Tèt Kale et du parti KONBA a été remarquée. Selon des informations recueillies au terme de la réunion, plusieurs partis présents ont exprimé des réserves face à l’idée de modifier la composition actuelle du Conseil électoral provisoire, estimant qu’un tel changement pourrait compliquer davantage l’organisation rapide des élections.

Si plusieurs partis ont pris part aux discussions, d’autres n’ont toutefois pas adhéré à la démarche. Pour Lemoine Bonneau, les conditions de présentation du pacte ont affaibli l’initiative. « La forme a affaibli le fond », a-t-il estimé, déplorant l’absence d’un processus formel préalable, notamment l’identification claire des acteurs concernés et la transmission du document pour analyse.

R. J.

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