Port-au-Prince, le 16 mars 2026.- Le Collectif du 4 décembre 2013, appuyé par plusieurs organisations de la société civile, a adressé le 16 mars, une lettre au Premier ministre par intérim, Alix Didier Fils-Aimé, afin de proposer la mise en place d’une Chambre de contrôle de la transition (CCT).
Selon les signataires, cette instance aurait pour mission d’accompagner les autorités de la transition dans leurs décisions, tout en veillant à la protection des intérêts nationaux et au maintien de la stabilité nécessaire à l’organisation d’élections libres et crédibles.
Le Collectif rappelle avoir déjà soumis cette proposition au public le 22 janvier, puis directement au chef du gouvernement le 10 février. Il estime que la création d’un tel mécanisme de contrôle pourrait également réduire les risques liés à une éventuelle atteinte à la souveraineté nationale dans le contexte politique actuel.
Dans leur correspondance, les organisations expriment aussi leurs préoccupations quant à la composition du nouveau gouvernement, qu’elles jugent dominée par des acteurs issus de regroupements politiques plutôt que par des technocrates compétents et indépendants de la société civile.
Le Collectif insiste ainsi sur la nécessité d’établir la Chambre de contrôle de la transition dans un cadre transparent, afin de renforcer les mécanismes de surveillance, limiter les dérives dans la gestion du pouvoir et lutter contre la corruption.
À travers cette initiative, les signataires affirment vouloir apporter une contribution patriotique pour aider le pays à traverser cette période de transition et créer les conditions d’une gouvernance plus crédible. Ils espèrent enfin une réponse rapide des autorités face à ce qu’ils considèrent comme une urgence nationale.
W. A.
