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Haïti : l’OEA presse pour des élections sécurisées et un calendrier clair avant février 2026

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Port-au-Prince, le 4 décembre 2025.- En visite officielle en Haïti, le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a appelé, le mercredi 3 décembre, à l’organisation urgente d’élections sécurisées, crédibles et rigoureusement préparées. Il exhorte les autorités à publier sans délai le calendrier électoral, tout en rappelant que toute décision concernant le remplacement du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) au 7 février 2026 relève uniquement de la responsabilité des acteurs haïtiens.

S’exprimant lors de rencontres avec plusieurs journalistes, Albert Ramdin a insisté sur la nécessité de créer un environnement propice à la tenue d’élections libres. « Les élections doivent être très bien préparées. L’environnement sécuritaire ne doit pas être un obstacle à leur organisation », a-t-il déclaré, soulignant que chaque citoyen doit pouvoir exercer son droit de vote « en toute liberté ».

Le Secrétaire général de l’OEA a mis un accent particulier sur la sécurisation des centres de vote ainsi que sur la disponibilité des moyens logistiques indispensables au bon déroulement du scrutin. « C’est beaucoup de travail et le délai est très court. Nous attendons de voir le calendrier électoral du CEP », a-t-il affirmé, précisant que la publication de ce document constituera un élément déterminant de l’appui de l’OEA au processus électoral.

Interrogé sur le rôle de l’organisation régionale dans les prochaines élections, notamment au regard des controverses entourant le scrutin de 2010, Albert Ramdin a rappelé que l’OEA dispose d’une expertise technique éprouvée en matière d’accompagnement électoral. Il a confirmé que des échanges ont déjà eu lieu avec le Conseil électoral provisoire (CEP) et que d’autres discussions sont prévues afin d’identifier les besoins nécessaires à la tenue d’élections « libres, transparentes et crédibles ».

Abordant la question de la transition politique et de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, le Secrétaire général a été sans équivoque : la décision appartient exclusivement aux Haïtiens. « Le mandat du CPT arrivera à terme en début février 2026. Il appartient à toutes les parties prenantes d’aller de l’avant. Une structure devra être mise en place après février », a-t-il déclaré. Il dit avoir recommandé une transition courte, dotée d’un mandat clair et d’un gouvernement efficace, capable de réduire l’insécurité et de préparer les élections.

Albert Ramdin a également présenté la feuille de route de l’OEA pour Haïti, articulée autour de cinq axes prioritaires : la sécurité, l’assistance humanitaire, le dialogue politique, la préparation des élections et la relance économique. « Haïti est une priorité, en particulier sur le plan sécuritaire », a-t-il insisté.

La visite du Secrétaire général de l’OEA témoigne de l’attention soutenue portée par l’organisation régionale à l’évolution de la situation politique en Haïti, à un moment décisif où le pays est appelé à clarifier son avenir institutionnel.

W. A.

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