Le president du CEP, Jacques Desrosiers•©️photo : CEP
Pétion-Ville, le 23 juillet 2026.- Le Conseil électoral provisoire (CEP) poursuit les préparatifs des prochaines élections, malgré un contexte sécuritaire qui continue de peser sur le calendrier électoral. Dans une interview accordée à AyiboPost, le président du CEP, Jacques Desrosiers, indique que près de 1 400 centres de vote ont déjà été évalués à travers le pays, tandis que l’inscription des électeurs est en cours depuis le 20 juillet pour une période de 90 jours.
Selon Jacques Desrosiers, la tenue des élections reste conditionnée à une amélioration de la situation sécuritaire. Il affirme qu’environ 28 des 145 communes du pays sont actuellement affectées par l’insécurité, empêchant les équipes du CEP d’y évaluer les centres de vote. Dans ce contexte, l’institution prévoit de publier un nouveau calendrier électoral, sans confirmer que les scrutins pourront être organisés avant la fin de l’année 2026.
La phase d’inscription des électeurs vise notamment à mettre à jour le registre électoral, à intégrer les personnes déplacées et à retirer des listes les électeurs décédés ou ceux ayant perdu leurs droits civiques conformément aux dispositions légales. La participation des personnes déplacées soulève toutefois des questions d’ordre logistique, notamment en ce qui concerne leur rattachement à leur circonscription électorale et les modalités de leur vote.
Les opérations techniques se poursuivent dans plusieurs régions. Dans le département du Nord, 211 centres d’inscription et de vote ont été évalués. Le CEP y a également formé 627 agents de sécurité électorale et plus de 500 agents du registre électoral. À Saint-Marc, 29 centres ont fait l’objet d’une évaluation. En revanche, les zones sous l’influence de groupes armés demeurent difficilement accessibles pour les équipes électorales.
Sur le plan financier, le gouvernement et le CEP ont arrêté un budget prévisionnel de 120 millions de dollars américains pour l’organisation des élections. Ce montant pourrait être ajusté en fonction de l’évolution des besoins du processus.
À mesure que les préparatifs se poursuivent, les défis sécuritaires, logistiques et institutionnels continuent d’influencer l’organisation des élections. Le calendrier définitif dépendra notamment de l’évolution de la situation sur le terrain et de la capacité des autorités à créer les conditions nécessaires à la tenue du scrutin.




R. J.



























