Port-au-Prince, le 8 juillet 2026.- L’ancien Premier ministre Jean Michel Lapin et plusieurs forces politiques haïtiennes rejettent fermement les récentes consultations autour du décret électoral du 2 juin 2026. Qualifiant la démarche de « provocation » et de « complot », ils accusent le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé de mener des discussions en cercle fermé avec un groupe restreint de partisans au détriment d’un véritable consensus national, faisant peser le risque d’une crise postélectorale majeure.
Alors que le ministère de la Communication a salué un « climat de respect mutuel » lors des récentes séances de travail sur le décret électoral, l’opposition crie au mensonge. Dans une mise au point commune, de nombreuses forces politiques et sociales affirment n’avoir jamais été invitées à ces tables de discussion. Elles dénoncent une manœuvre de communication du gouvernement visant à simuler une dynamique inclusive.
Pour Jean Michel Lapin, leader du mouvement Nouvelle Orientation, le Conseil électoral provisoire (CEP) commet une erreur stratégique majeure. Selon lui, l’institution cherche sa légitimité auprès de la Primature plutôt qu’auprès des acteurs politiques engagés et de la société civile. L’ancien chef du gouvernement dans un entretien accordé à Magik 9 le mardi 7 juillet, se montre inquièt de l’influence de l’exécutif sur le processus, pointant du doigt la présence de candidats potentiels dans le camp du Premier ministre.
Face à ce qu’ils qualifient de « sélection programmée » plutôt que de réelles élections, les contestataires exigent l’arrêt immédiat des initiatives de l’exécutif. Pour Jean Michel Lapin et ses alliés, la priorité absolue du gouvernement ne doit pas être la réécriture unilatérale des règles électorales, mais le rétablissement urgent de la sécurité à travers le pays.
W. A.



























