Accueil Politique Crise post-7 février : le RDNP écarte le Premier ministre et dénonce...

Crise post-7 février : le RDNP écarte le Premier ministre et dénonce un « désastre » au sommet de l’État

Le Porte-parole du RDNP Wadner Edouard

Port-au-Prince, le 26 janvier 2026.- À l’approche du 7 février 2026, date clé de la transition politique, le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) estime que le Premier ministre et son gouvernement ne peuvent constituer une option pour l’après-transition. Son porte-parole, Wadner Édouard, dénonce l’impasse au sein du Conseil présidentiel de transition (CPT) et appelle à un dialogue politique urgent pour définir un nouveau cadre de gouvernance.

Le Premier ministre et son gouvernement ne sauraient incarner une solution politique viable après le 7 février 2026, a déclaré Wadner Édouard, cadre du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP). Selon lui, le chef du gouvernement est une émanation directe du Conseil présidentiel de transition (CPT), dont le mandat arrive à terme à cette date.

« La fin du mandat du CPT entraîne automatiquement la démission du Premier ministre », a analysé M. Édouard, plaidant pour l’ouverture immédiate d’un dialogue politique en vue de définir la forme de gouvernance à adopter et de conclure un nouvel accord politique pour une transition intérimaire.

Toutefois, afin d’éviter un vide institutionnel à la tête de l’État, le RDNP et ses alliés proposent que le gouvernement actuel assure provisoirement la gestion des affaires courantes, dans l’attente d’un consensus politique plus large.

Intervenant lundi 26 janvier 2026 à l’émission Panel Magik sur les ondes de Magik9, Wadner Édouard a également vivement critiqué les divisions internes au sein du CPT. Selon lui, le bras de fer observé révèle le « vrai visage » des acteurs de cette structure censée piloter la transition.

Il a dénoncé ce qu’il qualifie d’« attitude irresponsable » à la veille du 7 février, estimant que la sortie de crise aurait dû passer par un dialogue inclusif. « C’est avec peine que nous constatons cette médiocrité au plus haut niveau de l’État », a-t-il regretté.

Wadner Édouard a par ailleurs fustigé le blocage du renvoi du Premier ministre, pourtant soutenu par une majorité au sein du CPT. « Cette décision n’a pas été exécutée parce que les acteurs sont chacun attachés à des groupes d’intérêt », a-t-il déclaré, qualifiant de « cyniques » les membres du Conseil présidentiel de transition.

Pour le RDNP, cette situation crée un précédent préoccupant et accentue la crise de gouvernance, alors que le pays se rapproche d’une échéance politique déterminante.

W. A.

Quitter la version mobile