Me Jean-Henry Céant/©️Facebook
Port-au-Prince, le 4 juillet 2025.- L’ancien Premier ministre haïtien, Me Jean-Henry Céant, s’est prononcé en faveur du maintien du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) à la tête du pays. À sept mois de la fin de leur mandat, il estime que les membres du CPT peuvent encore agir pour sauver ce qui peut l’être, y compris l’instance elle-même.
Intervenant à l’émission Panel Magik sur Radio Magik9, ce vendredi 4 juillet, Me Céant a déploré l’absence de réalisations concrètes de la part du CPT. Selon lui, ses membres doivent reconnaître que « ce mode de fonctionnement n’apportera aucun résultat ».
Il les a exhortés à faire preuve de courage en reconnaissant leur échec et en clarifiant la suite des événements après le 7 février 2026. Il a également invité le Président pro tempore du CPT, Monsieur Fritz Alphonse Jean à convoquer les forces vives de la nation, ainsi que les groupes non-signataires de l’Accord du 3 avril 2024, afin de définir une nouvelle orientation.
« Il nous faut une solution haïtienne, à travers un dialogue entre Haïtiens, y compris les neuf membres du CPT, qui représentent de grands courants politiques, pour parvenir à un accord. Celui-ci devra guider la transition à partir du 7 février 2026 », a-t-il déclaré. Toutefois, Me Jean-Henry Céant considère qu’il est irréaliste d’espérer organiser des élections avant la fin de la transition actuelle.
Par ailleurs, il a accusé le Premier ministre Garry Conille d’avoir instrumentalisé l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) dans le dossier de corruption présumée à la BNC impliquant trois membres du CPT, dans le but d’affaiblir cette instance. Me Céant a aussi dénoncé des irrégularités dans la procédure, soulignant que seul le ministre de l’Économie et des Finances est habilité à intervenir dans ce type d’affaires. En outre, l’ancien de chef de gouvernement a plaidé pour une réforme de l’ULCC, avec une direction indépendante nommée pour un mandat à durée fixe, en vue de garantir son autonomie face au pouvoir exécutif.
W.E.
